Le blog de Fulvio Caccia

15 janvier 2016

Roman feuilleton : Rain Bird (11)

Classé dans : Actualité — Tags : — admin @ 19:15

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13e jour

11.

Nathanaël retourna chez lui non sans une certaine appréhension. Il craignait que ses hallucinations ne le reprennent. Rien de tel ne se passa. Il défit sa valise, se prépara un café et alla inspecter les travaux du rez-de-chaussée. Ce qui lui restait à faire au fond n’était pas aussi important qu’il l’avait pensé. Cela étant, il n’y arriverait pas tout seul.

Il décrocha le téléphone et appuya deux fois sur la touche *. Sa messagerie était pleine. Comme celle du portable qu’il avait laissé délibérément à la maison. Parmi les messages des numéros verts, sans doute émis de plates-formes visant la publicité de fabricants de fenêtres et de volets roulants, deux toutefois retinrent son attention : son fils lui demandait de se brancher sur son smartphone et Marleau le convoquait à son bureau dès que possible. Le ton était sec et autoritaire.

Fox haussa les épaules et monta à l’étage. Là, une désagréable surprise l’attendait. Son bureau avait été visité : des livres par rayons entiers avaient été retirés de sa bibliothèque puis rangés dans l’ordre inverse, sa robe de chambre n’était plus accrochée à la même patère. D’autres objets avaient été déplacés. On aurait dit que les intrus avaient pris soin de tout ranger puis y avaient renoncé. D’abord Nathanaël crut à un cambriolage, mais il dut se rendre à l’évidence : son bureau et sa chambre avaient été fouillés dans la légalité ; l’attestait la convocation de police qu’il trouva dans son courrier. Un juron s’échappa de sa bouche. Il venait de constater que l’unité centrale de son ordinateur avait disparu.

Brusquement son anxiété monta d’un cran. Il ne fallait pas céder à l’émotion.

J’ai peur de ce que je vais y trouver. J’apprivoiserai ma peur.
Je la respire par tous les pores de ma peau. Ma peur de Lui
dessine des tableaux. Des aiguilles. Des impressions.
Des images dans la nuit… puis des corps. Pluie de corps et le
sang gicle sur les murs. A peine un cri, un râle qui traverse le
pavillon de mon oreille. Je l’entends encore : le cri qui monte
du ventre et qui me transperce. Est-ce moi qui ai hurlé ? Est-ce
l’ombre sur le mur ? Suffit. Rien n’est arrivé. Tout ceci
est un rêve. Je suis un rêve qui marche. Je suis et ne suis pas.

Il craignait que ses hallucinations ne le reprennent. Rien de tel ne se passa. Il défit sa valise, se prépara un café et alla inspecter les travaux du rez-de-chaussée. Ce qui lui restait à faire au fond n’était pas aussi important qu’il l’avait pensé. Cela étant, il n’y arriverait pas tout seul.

Il décrocha le téléphone et appuya deux fois sur la touche. Sa messagerie était pleine. Comme celle du portable qu’il avait laissé délibérément à la maison. Parmi les messages des numéros verts, sans doute émis de plates-formes visant la publicité de fabricants de fenêtres et de volets roulants, deux toutefois retinrent son attention : son fils lui demandait de se brancher sur son smartphone et Marleau le convoquait à son bureau dès que possible. Le ton était sec et autoritaire.

Fox haussa les épaules et monta à l’étage. Là, une désagréable surprise l’attendait. Son bureau avait été visité : des livres par rayons entiers avaient été retirés de sa bibliothèque puis rangés dans l’ordre inverse, sa robe de chambre n’était plus accrochée à la même patère. D’autres objets avaient été déplacés. On aurait dit que les intrus avaient pris soin de tout ranger puis y avaient renoncé. D’abord Nathanaël crut à un cambriolage, mais il dut se rendre à l’évidence : son bureau et sa chambre avaient été fouillés dans la légalité ; l’attestait la convocation de police qu’il trouva dans son courrier. Un juron s’échappa de sa bouche. Il venait de constater que l’unité centrale de son ordinateur avait disparu.

Brusquement son anxiété monta d’un cran. Il ne fallait pas céder à l’émotion.

J’ai peur de ce que je vais y trouver. J’apprivoiserai ma peur.
Je la respire par tous les pores de ma peau. Ma peur de Lui
dessine des tableaux. Des aiguilles. Des impressions.
Des images dans la nuit… puis des corps. Pluie de corps et le
sang gicle sur les murs. A peine un cri, un râle qui traverse le
pavillon de mon oreille. Je l’entends encore : le cri qui monte
du ventre et qui me transperce. Est-ce moi qui ai hurlé ? Est-ce
l’ombre sur le mur ? Suffit. Rien n’est arrivé. Tout ceci
est un rêve. Je suis un rêve qui marche. Je suis et ne suis pas.

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