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Pâques : Dieu, interview exclusif, (2e partie)

Théo le merle, reporter

Chers amis,   Je suis  Théo le merle. Je descends  du ciel  tous les matins. Je viens d’obtenir un entretien  exclusif  avec  Dieu pour la Semaine sainte dans la langue des oiseaux. J’ai donc diligenté un traducteur pour faire le boulot ! Saint-François étant très occupé (vous le savez sans doute, un de ces followers est devenu pape), j’ai demandé à l’un de vos amis de s’en occuper. Il a accepté. De plus, il m’accorde son espace toutes les fois que je descends sur terre pour que je vous confie mes chroniques. Que veut le peuple ! Il vient de me rendre la copie in extremis. C’est brut de décoffrage. Il y a sans doute des « coquilles », mais c’est un peu normal lorsqu’on est ovipare. Enfin, je vous préviens. Je n’ai pu le temps de le faire viser par « le lecteur sensible ». Donc, si vous être trop délicat, abstenez-vous ! À bon entendeur, salut.

***

— Bon (il se gratte la tête immense) c’est quoi donc son numéro ?

— Ah… (Il pianote)… (Théo regarde par-dessus son épaule) 0666666666

— Mais… mais… C’est le chiffre de la Bête !!!!!

— (In petto) oups… je me suis trompé… (Pour Théo) Ce n’est pas le numéro de la bête, patate, c’est le numéro de mon….  Censuré……. Il m’asticote toujours parce que mon fils lui fait concurrence sur terre : « Qu’il me les laisse un peu, tu verras comme je vais bien m’en occuper » qu’il me dit tout le temps.

— Alors… on n’a pas beaucoup de temps… Ils vont bientôt le crucifier.

— (Il se concentre et tapote sur le clavier) 06969696969. (In petto) Non… Celui-là c’est le numéro privé de CENSURE (se retournant vers Théo) Arrête de me regarder avec des yeux de merle… Hein ! Ben quoi…  CENSURE…Bon tout ça est « off the record », comme disent les Anglo-saxons. Entendu ?

— Écoutez Dieu. Mettez-y un peu de bonne volonté. CENSURE

— Hum… Laisse-moi réfléchir… C’est en rapport avec l’éternité… l’infini… Ça y est. Je m’en souviens. : 0888888888 (on entend la tonalité)

— ….

—Hello… Jésus! … où t’es ?

—….

—  (Levant les yeux au ciel) Non. non !  JE NE T’AI PAS ABANDONNE…

—….

— Et toi, pourquoi tu leur dis que tu es « Le fils de l’homme ? »

— …

–  Tu ne m’as pas dit où tu te trouvais …

-….

-En prison ???…  ( secoue la tête ) Je te l’avais bien dit de te méfier…

-…

– Pilote… Je le connais… Je ne le sens pas. Les autorités terrestres sont toutes pareilles. Ils s’en lavent les mains, comme d’hab…

-Tu souffres ?… Ils vont te fouetter… (lève les yeux au ciel)  Cela t’apprendra  a faire  fin finaud… Tant mieux … Cela te fera la peau.

-..….

– … »L’amour…. L’amour… aimez-vous les  uns les autres… Je ne juge pas » ….  ils s’en fichent…

— ….

– Mais non arrête de répéter que je t’ai abandonné ils vont finir par le croire

— ….

— Écoute… j’ai un plan pour te sortir d’affaire. Aujourd’hui tu fais le mort… et dans … deux jours je viens te chercher , ni vu,  ni connu… Et je te ramène à la maison…

– ….

– Comment? Ils ne vont pas le croire ????  Mais  si… Il verront  que  le tombeau sera vide.  Alors ils devront bien se faire une raison. Il y en aura bien un deux qui  fera le service après vente.  Toi , tu en a déjà fait assez. L’amour ?!  Quelle idée !!!  Je te ramène.

-….

-…  C’est à eux  de faire l’autre moitié du chemin.  C’est ça Pâques, mon petit  vieux  !!!  Alléluia… Capisci… Bon..  je te laisse parce que je suis en plein interview avec le cousin de l’Esprit saint… Il veut te parler…

( suite dans  la 3e partie)

 

 

 

 

Pâques : Dieu, interview exclusif, (2e partie)

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DIEU, INTERVIEW EXCLUSIF (première partie)

Chers amis, vous m’ont demandé de rendre public l’entretien que Dieu m’a accordé en exclusivité pour la Semaine sainte dans la langue des oiseaux. J’ai donc diligenté un traducteur pour faire le boulot ! Saint-François étant très occupé (vous le savez sans doute, un de ces followers est devenu pape), j’ai demandé à l’un de vos amis de s’en occuper. Il a accepté. De plus, il m’accorde son espace toutes les fois que je descends sur terre pour que je vous confie mes chroniques. Que veut le peuple ! Il vient de me rendre la copie in extremis. C’est brut de décoffrage. Il y a sans doute des « coquilles », mais c’est un peu normal lorsqu’on est ovipare. Enfin, je vous préviens. Je n’ai pu le temps de le faire viser par « le lecteur sensible ». Donc, si vous être trop délicat, abstenez-vous ! À bon entendeur, salut.