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La petite porte et autres mystères, farce philosophique

La petite porte  est l’un des mystères  que  Khi  et  Kwa doivent résoudre. Pour ce faire, ils se sont donné rendez-vous à un café terrasse. Mais leur intention était d’abord de  travailler sur un projet de théâtre. Mais Kwa toujours ponctuel,  est en retard. Pourquoi ?

Cette farce philosophique en un acte aborde l’art et la manière de trouver la « petite porte » et de la maintenir ouverte.  Car l’occasion peut toujours surgir.  Une lecture-performance aura lieu le 24 octobre à 19h  à La maison de l’Amérique latine à Paris, 217 Boul-Saint-Germain.  Cette pièce sera défendue par Fulvio Caccia qui l’a écrite accompagné par Davide Napoli. L’entrée est gratuite

La petite porte et autres mystères, farce philosophique

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Emmanuele Coccia : penseur néo-libéral ? Non, penseur de l’éternel présent !

Je me suis demandé dans l’après-coup si j’étais fondé à le voir comme un penseur néo-libéral succombant à mon tour à cette stérile critique de la dénonciation dont Coccia mettait en lumière les limites. Comprenons-nous bien. Je ne suis pas a priori contre le libéralisme. La pensée libérale nous a permis de construire les principes et les institutions qui nous ont en partie prémunis contre les dérives autocratiques qui ont déchiré notre monde. C’est son excès qui plonge l’humanité dans le chaos. Cela est plus que jamais visible aux yeux de tous aujourd’hui. Qu’il appartienne à ce courant de pensée ne diminue en rien la pertinence de son interrogation. Bien au contraire. Mais elle souligne par comment les mots sont piégés par leur usage intempestif qui les vide de leur substance. Le mot « néolibéralisme » est de ceux-là, il convient de lui son ballant en le réinscrivant dans une théorie du bonheur. C’est précisément l’ambition de Coccia.

Emmanuele Coccia : penseur néo-libéral ? Non philosophe de l’éternel présent

Coccia réactualise cette morale libérale que masque la guerre culturelle contre la démocratie. Un événement, selon lui, va bouleverser la donne. Le mariage pour tous. En l’élargissant aux conjoints de même sexe, le droit reconnaît que le mariage n’est plus lié à la procréation. C’est une révolution anthropologique. Car, pour la première fois dans l’histoire, le lien immémorial à la reproduction qui rattachait le corps de la femme au renouvellement de l’espèce est rompu. Le mariage retrouve par-devers soi son projet moral originel à savoir : produire du commun par le biais du travail et de la famille (les gens que l’on aime).

ZZZAC, LA VIE EST BELLE.

Hier encore, la dystopie participait de la littérature d’anticipation, voire du conte philosophique. Aujourd’hui, les romans, les films et les séries qui se réclament de cette catégorie se rapprochent plus que jamais du réalisme fantastique sinon du réalisme tout court tant la réalité décrite dans leurs pages ou sur leurs écrans est le miroir de notre actualité la plus brûlante. Dans ZZZAC Frédéric Castaing pousse le rapprochement un cran plus loin en faisant d’Ystopie, un centre de numérisation qui « numérise à tour de bras » ce qui reste encore du patrimoine mondial de l’humanité.