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Comment la société civile résout les conflits : un exemple

Avant-hier soir, le 20 mars, en revenant d’une soirée littéraire à la mairie du 9e arrondissement de Paris, j’ai assisté dans le métro de la ligne 9 à un début de bagarre entre deux usagers. J’ignore le prétexte de l’affrontement qui était sans doute ridicule comme cela arrive souvent. Immédiatement les autres passagers de la rame se sont interposés empêchant que l’accrochage ne dégénère. L’achalandage à cette heure-là rendait nécessaire. Mais ce qui m’a agréablement surpris, si l’on peut dire, c’est le dialogue qui s’est engagé entre les usagers présents et les deux protagonistes pour dénouer le conflit. Le rôle d’une femme en particulier a été exemplaire dans cet engagement improvisé. Je suis sorti avant sans savoir si les deux rivaux s’étaient serré la main. Mais qu’importe. L’essentiel était atteint : calmer la violence et les humiliations.

C’est un bel exemple de la manière dont la société civile peut régler les conflits : en montrant sa présence et son engagement. Encore faut-il lui laisser l’occasion. C’est tout l’enjeu de la politique hier comme aujourd’hui, à deux différences près aujourd’hui. Primo, nous avons les moyens pour décider collectivement sans disqualifier pour autant la représentation démocratique induite par l’élection. Secundo, nous n’avons plus le choix. Cette intelligence collective passe non seulement par la liberté d’expression mais aussi par la capacité à  en rendre possible sa réception, la meilleure compréhension des enjeux et de ses conséquences. Nous sommes encore et toujours des funambules à cet égard.  L’ éducation bine comprise demeure la clef pour ne plus l’être. La loi c’est bien, mais l’intelligence collective de la société civile, c’est mieux !

A bon entendeur…

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Emmanuele Coccia : penseur néo-libéral ? Non, penseur de l’éternel présent !

Je me suis demandé dans l’après-coup si j’étais fondé à le voir comme un penseur néo-libéral succombant à mon tour à cette stérile critique de la dénonciation dont Coccia mettait en lumière les limites. Comprenons-nous bien. Je ne suis pas a priori contre le libéralisme. La pensée libérale nous a permis de construire les principes et les institutions qui nous ont en partie prémunis contre les dérives autocratiques qui ont déchiré notre monde. C’est son excès qui plonge l’humanité dans le chaos. Cela est plus que jamais visible aux yeux de tous aujourd’hui. Qu’il appartienne à ce courant de pensée ne diminue en rien la pertinence de son interrogation. Bien au contraire. Mais elle souligne par comment les mots sont piégés par leur usage intempestif qui les vide de leur substance. Le mot « néolibéralisme » est de ceux-là, il convient de lui son ballant en le réinscrivant dans une théorie du bonheur. C’est précisément l’ambition de Coccia.

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Coccia réactualise cette morale libérale que masque la guerre culturelle contre la démocratie. Un événement, selon lui, va bouleverser la donne. Le mariage pour tous. En l’élargissant aux conjoints de même sexe, le droit reconnaît que le mariage n’est plus lié à la procréation. C’est une révolution anthropologique. Car, pour la première fois dans l’histoire, le lien immémorial à la reproduction qui rattachait le corps de la femme au renouvellement de l’espèce est rompu. Le mariage retrouve par-devers soi son projet moral originel à savoir : produire du commun par le biais du travail et de la famille (les gens que l’on aime).

ZZZAC, LA VIE EST BELLE.

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