Aller au contenu

Comment la société civile résout les conflits : un exemple

Avant-hier soir, le 20 mars, en revenant d’une soirée littéraire à la mairie du 9e arrondissement de Paris, j’ai assisté dans le métro de la ligne 9 à un début de bagarre entre deux usagers. J’ignore le prétexte de l’affrontement qui était sans doute ridicule comme cela arrive souvent. Immédiatement les autres passagers de la rame se sont interposés empêchant que l’accrochage ne dégénère. L’achalandage à cette heure-là rendait nécessaire. Mais ce qui m’a agréablement surpris, si l’on peut dire, c’est le dialogue qui s’est engagé entre les usagers présents et les deux protagonistes pour dénouer le conflit. Le rôle d’une femme en particulier a été exemplaire dans cet engagement improvisé. Je suis sorti avant sans savoir si les deux rivaux s’étaient serré la main. Mais qu’importe. L’essentiel était atteint : calmer la violence et les humiliations.

C’est un bel exemple de la manière dont la société civile peut régler les conflits : en montrant sa présence et son engagement. Encore faut-il lui laisser l’occasion. C’est tout l’enjeu de la politique hier comme aujourd’hui, à deux différences près aujourd’hui. Primo, nous avons les moyens pour décider collectivement sans disqualifier pour autant la représentation démocratique induite par l’élection. Secundo, nous n’avons plus le choix. Cette intelligence collective passe non seulement par la liberté d’expression mais aussi par la capacité à  en rendre possible sa réception, la meilleure compréhension des enjeux et de ses conséquences. Nous sommes encore et toujours des funambules à cet égard.  L’ éducation bine comprise demeure la clef pour ne plus l’être. La loi c’est bien, mais l’intelligence collective de la société civile, c’est mieux !

A bon entendeur…

Comment la société civile résout les conflits : un exemple

Vous aimerez peut être aussi

LES IDES DE MARS

Les Ides de mars  inaugureront une longue et funeste tradition que consacrera Auguste, son héritier par la généralisation du Principat. Certes  la tyrannie  a toujours  existé mais avec César elle prend un tour nouveau  et inattendu : elle devient «légitime » . Ainsi César servira de modèle aux candidats autocrates de l’Histoire dont certains iront même jusqu’à s’approprier de son nom : kaiser en allemand et tsar en russe Cette tradition dictatoriale qui prendra le masque de l’empire demeure plus que jamais le fil rouge de notre monde contemporain. Aujourd’hui la tentation de l’empire par le biais de la  dictature est à l’œuvre un peu partout. Ce qui se passe  en autres en Russie, en Turquie, en Chine,  en Israël et maintenant aux Etats-Unis montrent bien que les évènements des Ides de mars ne sont pas derrière nous : elles sont devant.

« La raison du plus fort » …

« La raison du plus fort est toujours la meilleure » , disait Lafontaine. Pour les détenteurs du pouvoir, la  liberté, l’indépendance, l’égalité, paraissent bien futiles. « Qui sont ces originaux qui osent  affirmer  leurs droits pour une société plus juste et plus libre ?  N’ont-ils, pas compris, les pauvres, « qu’ils n’ont pas  les cartes en main ». (Car, sous-entendu, c’est nous qui l’avons !)  Trump en a fait l’éclatante démonstration vendredi dernier dans le  bureau ovale de la Maison Blanche face au président Zelinski.

Connaissance de la douleur

Cela a commencé comme une banale douleur aux lombaires et la sensation qu’une longue et fine aiguille chauffée à blanc s’enfonçait das mon flanc droit. Une sciatique s’était invitée dans mon lit.