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Poésie du vent et de la mer

Enfin un poème qui a du souffle ! Dans ce paysage poétique français  anémié par soixante ans de formalisme, les poètes qui ont de la respiration se comptent encore sur les doigts des deux mains. Jean-Denis Bonan en fait partie. Son lexique fleure bon l’iode du grand large .

« Ti voglio bene »… courriels à rebours et autres dialogues

J’ai souhaité partager l’échange  que j’ai  eu cet été par courriels interposés avec  Emmanuel Minel, poète qui  a bien bien voulu que je  reproduise ici notre dialogue ainsi que l’extrait d’un bref recueil écrit dans la foulée  du mien.  Spécialiste de Corneille,   Emmanuel est l’auteur  d’un recueil intitulé  » Tenure jardin ».   Attention ,  cette correspondance  se présente à  rebours. A vous de choisir la manière de la lire…

Je me souviens  !

« Toute l’âme résumée » c’est par ce beau titre, emprunté à Mallarmé, que commence le voyage auquel nous convie Robert Giroux, ancien professeur, poète et spécialiste du grand symboliste. Toutefois ce n’est pas de de littérature dont il nous entretiendra dans ce charmant petit livre coloré illustré par Jacques Julien mais de son expérience d’enseignement au Burkina Faso et Haïti . Ces souvenirs que l’auteur croyait avoir oublié voilà qu’il resurgissent aussi vifs et prégnants que la veille! Mais pourquoi donc les évoquer à nouveau ? Parce que son amie et voisine s’étonne de la passion qu’anime l’auteur lorsqu’il lui parle de son expérience dans ces pays qu’elle s’apprête, à son tour, à découvrir. Telle est la question, devenue le sous-titre, auquel cet ancien professeur se met en tête de répondre autant pour lui-même et sa voisine que pour le lecteur-confident.

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Borgès et l’hyperlien

Disons-le d’emblée Borgès n’invente pas formellement l’hyperlien[1]. L’honneur revient à Ted Nelson qui l’élabore à partir d’une intuition forte de Vannevar Bush, conseiller scientifique du président américain Roosevelt et instigateur du projet Memex (Memory Extander), première tentative de mécanisation du lien. C’est en voulant réaliser ce projet sur ordinateur que Ted Nelson formalise en 1965 un mode « d’écriture non séquentielle » qu’il désigne sous le terme « hypertexte ».