Je me souviens  !

« Toute l’âme résumée » c’est par ce beau titre, emprunté à Mallarmé, que commence le voyage auquel nous convie Robert Giroux, ancien professeur, poète et spécialiste du grand symboliste. Toutefois ce n’est pas de de littérature dont il nous entretiendra dans ce charmant petit livre coloré illustré par Jacques Julien mais de son expérience d’enseignement au Burkina Faso et Haïti . Ces souvenirs que l’auteur croyait avoir oublié voilà qu’il resurgissent aussi vifs et prégnants que la veille! Mais pourquoi donc les évoquer à nouveau ? Parce que son amie et voisine s’étonne de la passion qu’anime l’auteur lorsqu’il lui parle de son expérience dans ces pays qu’elle s’apprête, à son tour, à découvrir. Telle est la question, devenue le sous-titre, auquel cet ancien professeur se met en tête de répondre autant pour lui-même et sa voisine que pour le lecteur-confident.

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écrire « numériquement »

« Ecrire gothiquement » disait Rabelais en son temps! Qu’est-ce à dire ? Et bien pour moi cela veut dire écrire avec la conscience du nouvel espace typographique qui rend toute le savoir du moment  co-présent dans la même sphère unifiée par cette technologie. Mais écrire « numériquement », est-ce la même chose ? Lire la suite…

Borgès et l’hyperlien

Disons-le d’emblée Borgès n’invente pas formellement l’hyperlien[1]. L’honneur revient à Ted Nelson qui l’élabore à partir d’une intuition forte de Vannevar Bush, conseiller scientifique du président américain Roosevelt et instigateur du projet Memex (Memory Extander), première tentative de mécanisation du lien. C’est en voulant réaliser ce projet sur ordinateur que Ted Nelson formalise en 1965 un mode « d’écriture non séquentielle » qu’il désigne sous le terme « hypertexte ».